La petite liseuse et Gutenberg

J’étais très sceptique au début. Mon métier était de fabriquer des livres. Quand l’univers du numérique s’est emparé du livre, je me suis dit qu’on allait y avoir un nouvel accès. Pourtant, à l’écran la lecture était toujours fatigante, et on était facilement distrait par du texte publicitaire parasite et indésiré. Et on ne peut facilement se déplacer avec son ordinateur et un bon écran. Mais non. J’ai découvert une Kobo, liseuse sobre, au format d’un livre de poche peu épais, qui m’a réconcilié avec la lecture des livres numériques. Après quelques ajustements des polices et du rétroéclairage, il ne restait plus que l’auteur, le texte et moi.
Certes, les bandes dessinées sont mieux rendues en papier, mais pour le reste le noir et blanc remplit bien son office – nous introduire dans les pensées d’autrui.
En post-scriptum, disposer d’un bon dictionnaire est très utile. La liseuse en a trois, un français, un anglais et un traducteur anglais-français.
Au cours de mes périgrinations dans l’Internet, j’ai rencontré le Projet Gutenberg qui s’est fixé comme but de mettre à la disposition de tous les textes du passé ou du moins ceux qui sont libres de droits d’auteur. Si au début des volontaires recopiaient au clavier les textes, rapidement des techniques plus modernes ont été utilisées. La majorité de ces textes sont en anglais, mais de nombreux titres sont en français ou en d’autres langues. Si on veut, de nombreux textes français peuvent être téléchargés de la bibliothèque de France.

Joseph Aussedat

23 avril 2019

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