Zen and the Art of Motorcycle Maintenance

An inquiry into values

Par Robert Maynard Pirsig

J’ai relu récemment en anglais ce livre de Robert Pirsig que j’avais lu dans la très bonne traduction française par un trio de traducteurs, il y a plus de 25 ans sous le titre Traité du zen et de l’entretien des motocyclettes.

J’y avais trouvé alors un récit qui éveillait en moi de belles résonnances avec le voyage en moto, la randonnée dans les montagnes, l’arrivée au bord de l’océan et la quête d’une qualité dans mon métier.

Si je me souvenais bien de la trame générale de ce roman plus ou moins autobiographique, j’ai découvert en lisant une nouvelle introduction ajoutée par l’auteur qu’il faisait son mea culpa d’une erreur mineure concernant Phèdre qui ne signifie pas loup en grec, et surtout d’une autre, majeure, qui concerne le rôle attribué à Phèdre, son ancien moi.

Ce récit est un chautauqua, sorte de pèlerinage qui se déroule dans la tête du narrateur, professeur de rhétorique, en même temps qu’il navigue en moto avec son fils vers son passé et des lieux où il a vécu. Le voyage remémore sa recherche de la qualité et ses tentatives pour trouver une solution à la dualité sujet-objet, recherche qui va le mener littéralement à une folie schizophrénique. L’intérêt de ce chautauqua est dans le détail de cette recherche, qui nous amène à nous interroger sur la nature de la qualité dans ce que nous faisons pour vivre.

Joseph Aussedat

15 octobre 2018

Publicités